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Bienvenue sur le blog de NOTA BENE communication



Amoureux des lettres et des jolies phrases, des citations et des livres qu'on rechigne à refermer... Cet espace est le vôtre ! Belles découvertes, astuces de plume, réflexions et curiosités du moment... sans oublier agenda et contenu des ateliers d'écriture. Tout y est !


Bonne lecture !

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En pensant à la ville...


BRUITS SUR LA VILLE


Par ma fenêtre allumée

Pénètre la

Chorale macabre des nuits mortelles

Sirènes sans queue hurlantes couvrant la douleur des accidentés

Gabians affamés aux relents orduriers

Disputes de SDF pour un carré sans zef

Bizutages grotesques pour bébés de 20 ans

Sanglots d’enfants trop ou pas assez gâtés

Appels au portable pour un rdv manqué, un mot de travers-tout le monde le sait, le suit, ce discours impétueux et pénétrant de leur intime dans notre intime.

Miaulements, aboiements-derniers animaux dans une ville trop humaine, l’instinct parle encore

Pleurs crissés des pneus sur le bitume

Mer de bruits sans calme ondoyant des clameurs de détresse, fausse joie et vrais faux semblants aux embruns…

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Toujours en quittant la ville....


Portes et sonnettes


Portes et sonnettes

Code

Je décode, j’ouvre et pousse

Portes et sonnettes

Murmures et mouvements de vie

Derrière mes murs muets

J’escalade, je grimpe

L’escalier

Ô marches immobiles

L’ascenseur, intestin métallique

Me monte et me descend le long

Des étages sans partage

Portes et sonnettes

Solitudes empilées selon

Une verticalité étudiée

Isolent

Les uns sur les autres

Amoncellement d’âmes

Pour se retrouver

Seules

Dans les rues

Et pousser

Portes et sonnettes

Et croiser

D’inconnus voisins

Voisinage sans voix ni visage

Survivre à la ville

Et veillées

Seuls

Derrière

Portes et sonnettes.

Isabelle

Marseille, Août 2017

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Poème écrit hors atelier, il y a 1 an en quittant Marseille...


Fenêtre-ville


Fenêtres muettes

Parfois un signe

De linge pendu

Personne dans les rues

Fenêtres entrouvertes

Parfois un bruit

De verbe haut

S’enfuit

Fenêtres entrebâillées

Par le sommeil de l’été

Au cours d’une sieste

Envahie de chaleur

Fenêtres brisées

Cassé le silence

Personne pour réparer ?

Le logement désaffecté

Fenêtres obscurcies

Aveugles de vie

Paupières sans vue

Vis-à-vis à nue

Fenêtres devinées

Derrière les volets

Sans percer

Des persiennes le secret

Fenêtres sur cour

Vue courte

Et longue-vue

Dans le face à face

Des jours

Fenêtres fermées

A tout jamais

Condamner

La poussière à crever

Fenêtres qui claquent

Applaudissements

De bois vénal

Au vent dit Le mistral

Fenêtres béantes

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Texte écrit dans le cadre de l'atelier sur l'amour du 26/01/2019, organisé par Bénédicte-sage-femme, accoucheuse de ces mots. Qu'elle en soit profondément remerciée.

L’Amour ?

Il rend aveugle. « J’ai été aveuglé par… » Mais jamais : « je l’ai aveuglé »…

On a fait la chose. La bête à bon Dieu a dit :

-« Aaaah ! Bon ! On l’a fait ! »

La sexualité de la bête à bon Dieu a bon dos.

Sa sensualité bestiale se joue dans les draps conjugaux. Et extra.

L’animalité des caresses anime et ose.

Tendres cœurs rouge saignant !

Ils pleurent des larmes de sang sans l’amant perdu.

Elles coulent, ils s’écroulent.

Ils se sentent perdu. Déboussolés. Ils ont perdu le…

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